Accéder au contenu principal

<< ACTUALITÉS

Quand les vacances deviennent un défi du quotidien

Juillet 2026

Pour beaucoup, l’été est synonyme de repos, de départs ou de moments en famille.

Mais pour de nombreux ménages en situation de précarité, cette période apporte surtout de nouvelles difficultés à gérer.

Quand l’école s’arrête, certains repères du quotidien disparaissent aussi : les repas de midi, les garderies, les activités accessibles ou simplement un cadre stable pour les enfants.

Selon les dernières données de Statbel, près d’une personne sur cinq en Belgique reste exposée au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale.

Les enfants sont particulièrement concernés : selon les indicateurs fédéraux de développement durable publiés en 2025, plus d’un enfant sur cinq vivait en situation de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en Belgique en 2024.

Un été qui coûte cher

Pour de nombreuses familles, les vacances scolaires représentent une pression financière supplémentaire.

Les repas pris habituellement à l’école doivent être assumés à la maison, tandis que les stages, plaines, excursions ou activités sportives restent souvent difficiles d’accès pour des raisons de coût.

Plusieurs études consacrées à la pauvreté infantile en Belgique — notamment des analyses de l’AVIQ et de la Fédération Wallonie-Bruxelles — rappellent pourtant que l’accès aux loisirs et aux activités extrascolaires joue un rôle important dans le bien-être et l’inclusion sociale des enfants.

Cette réalité, les équipes des Restos du Cœur la constatent également sur le terrain.

Au fil des années, plusieurs activités ont été organisées afin de permettre aux bénéficiaires, petits et grands, de vivre des moments de découverte, de détente et de partage : ateliers cuisine, journées au Château d’Hélécine, au Lac de Bambois, à l’Euro Space Center, à l’exposition « Belgian Air Force » de Beauvechain, initiations sportives ou encore excursions à Orval et à Chevetogne.

Cette année encore, le Resto du Cœur de Wavre participera notamment à une sortie à l’Aquascope, permettant ainsi à des familles de profiter d’un moment d’évasion et de découverte.

Car au-delà de l’aide matérielle, pouvoir participer à une activité culturelle, sportive ou de loisirs contribue aussi à l’épanouissement des enfants et au sentiment d’appartenance à la société.

L’organisation du quotidien devient elle aussi plus compliquée.

Entre les horaires de travail, les congés limités, les solutions de garde parfois insuffisantes et le coût des activités, des solutions de dépannage doivent se multiplier pour réussir à tenir tout l’été.

Pour les familles monoparentales, cette réalité est souvent encore plus difficile à gérer.

Une précarité qui ne prend pas de vacances

L’été est aussi une période où certaines solidarités ralentissent : baisse des dons ou fermeture de certains services.

Pourtant, les besoins, eux, restent bien présents.

Aux Restos du Cœur, les équipes continuent d’accompagner les personnes en situation de précarité tout au long de l’été.

Car derrière les chiffres, il y a des réalités très concrètes : des parents qui comptent chaque dépense, des enfants privés d’activités ou de vacances, des familles qui essaient simplement de maintenir un équilibre.

Dans ce contexte, maintenir des espaces de solidarité, d’écoute et d’accompagnement reste essentiel — en été comme le reste de l’année.